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Jamaïque

Lundi 12 Mai 2008 à 03:18

Publié par booobooob dans Jamaïca

Drapeau et hymne Jamaïcaïn.

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La Jamaïque est une île de la mer des Caraïbes. Elle constitue un pays indépendant, faisant partie des Antilles, situé au sud de Cuba et à l'ouest de l'île Hispaniola, territoire d'Haïti et de la République dominicaine. 

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 Le drapeau jamaïcain présente une croix de Saint-André, dite en "sautoir", dont les extrêmités échouent aux quatre coins du drapeau. Les diagonales jaunes forment ainsi quatre triangles : de couleur verte dans les parties supérieure et inférieure et de couleur noire près de la hampe et du battant. La croix aurait été rajoutée afin de distinguer la version première du drapeau (bandes horizontales verte, jaune et noire) du drapeau du Tanganyika, région constituant aujourd'hui la majeure partie de la Tanzanie.

Adopté en 1962 lorsque le pays accède à l'indépendance dans le cadre du Commonwealth britannique, le drapeau de la Jamaïque exprime officiellement son symbolisme dans la phrase “Hardships there are but the land is green and the sun shineth”, c'est à dire : « Nous connaissons les privations, mais la terre est verte et le soleil brille ».

La couleur noire traduit en effet les difficultés du passé mais aussi celles à venir. La couleur jaune représente les richesses naturelles et la splendeur du soleil. La couleur verte symbolise à la fois les ressources naturelles et l'espoir.

 

Image:Coat of Arms of Jamaica.svg

Armoiries de la Jamaïque

 

Le blason de la Jamaïque fut occtroyé par mandat royal en 1661 (colonie britannique à l'époque) et partiellement modifié en 1957. Il fut déssiné par l'Archevêque de Cantorbéry: Willam Sandcroft.

Le blason est composé d'un champ d'argent dans lequel figure une croix de gueules chargé de cinq Ananas d'or. Il est soutenu par deux indiens Arawaks. Le tout est surmonté par un Crocodile jamaïcain.

Dans la partie inférieure, sur une ceinture Pourpre, on peut lire la devise officielle du pays en anglais: “Out of Many, One People” ("De plusieurs, un peuple”).

 

HISTOIRE

Le nom du pays provient de Xamayca, signifiant la terre du bois et de l'eau, en langue des Arawaks peuple d'Amérique du Sud, qui a colonisé l'île vers les années 1000. ( Les Arawaks (arahuacos en espagnol) sont des Amérindiens des Antilles issus de la forêt amazonienne, proches de la culture saladoïde (ce nom est issu du site éponyme vénézuélien de Saladero). Le nom d'Arawaks qu'on leur a donné ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kali'na ou Caraïbes.)

Femme arawak, par John Gabriel Stedman (gravure colorée datée de 1818)

La Jamaïque fut annexée par l'Espagne après que Christophe Colomb y débarqua en 1494, y créant la ville Sevilla la Nueva. Colomb l'employa en tant que domaine privé de sa famille. Plus tard, les Espagnols abandonnent Sevilla la Nueva sur la côte nord, trop inhospitalière, pour s'installer dans les plaines riches et fertiles du sud. Ils ont ainsi créé une nouvelle ville : St. Jago de la Vega. Les Arawaks constituèrent la première main-d'œuvre d'esclaves pour les Espagnols. La quasi-totalité des Arawaks fut rapidement décimée par les mauvais traitements et les maladies apportées par les Européens. On ne comptait déjà plus d'autochtones à la fin du XVIe siècle. Les Espagnols allèrent capturer des esclaves noirs.

Portrait posthume de Christophe Colomb attribué à Ridolfo del Ghirlandaio

Christophe Colomb

L'amiral anglais Penn et le général Venables s'emparèrent de l'île en 1655 qui devint officiellement une colonie britannique en 1670, entre-temps, la plupart des colons espagnols avaient quitté l'île pour Cuba restée espagnole. L'amiral Penn donne à St. Jago de la Vega le nom de Spanish Town. Pendant les 200 ans de règne britannique, la Jamaïque devint le plus grand exportateur de sucre au monde. L'emploi zélé d'esclaves par la Grande-Bretagne eut comme conséquence de faire de la Jamaïque l'une des principales plaques tournantes de la traite des Noirs, et à la fin du XVIIIe siècle, l'île comptait 300 000 esclaves ; au début du XIXe siècle, la population noire était en proportion de 20 contre 1. Une série de révoltes suivit. Durant cette époque, les Britanniques eurent beaucoup de mal à traquer les nègres marrons, ces esclaves qui réussissaient à s'enfuir.

Le marronnage était le nom donné à la fuite d'un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l'époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé Marron (ou Nègre Marron).

Image:BLAKE10.JPG

Après l'abolition de l'esclavage en 1833, les affranchis quittèrent les plantations pour s'établir sur des terres inoccupées de l'intérieur du pays, ruinant l'économie fondée sur les grandes exploitations de canne à sucre. L'économie resta néanmoins dominée par une minorité de planteurs blancs et la population noire commença à se rebeller contre les mesures discriminatoires dont elle faisait l'objet. Devant l'indifférence du gouvernement britannique, une rébellion éclata à Morant Bay en 1865, suivie par un mouvement de révolte qui s'étendit à tout le pays. Cette rébellion aboutit à l'abolition de l'Assemblée locale et à l'établissement d'un gouvernement colonial relevant de la Couronne. Elle ne fut finalement maîtrisée par les autorités britanniques qu'en 1884. Les mouvements nationalistes se développèrent sous l'impulsion de deux leaders jamaïcains, Alexander Bustamante (1884-1977) et Norman Washington Manley (1893-1969). D'abord alliés puis adversaires politiques, ils alternèrent au pouvoir. Manley accéda au poste de premier ministre en 1955 et fut un partisan de l'unité des Caraïbes anglophones, celle-ci se réalisant brièvement dans la Fédération des Indes occidentales (1958-1962). La Jamaïque obtint son indépendance, dans le cadre du Commonwealth, le 6 aout1962.

POLITIQUE

La Jamaïque est indépendante et membre du Commonwelth depuis 1962. Reconnaissant le Souverain Britannique comme Chef d'Etat, la Jamaïque est une Monarchie Constitutionnelle qui fonctionne sur les bases du parlementarisme britannique. La Reine Elisabeth II est représenté par un Gouverneur Général comme dans la plupart des membres du Commonwealth notamment le Canada ou l'Australie mais aussi les Iles Salomon ou Sainte Lucie. L'actuel Gouverneur Général est Kenneth Hall et exerce les pouvoirs et attributions du Souverain en Jamaique.

Michael Manley (10 décembre 1924 - 6 mars 1997) est un homme politique jamaïcain qui fut premier ministre  de 1972 à 1980 puis de 1989 à 1992.

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Michael Manley sera finalement élu, cette élection suscitant un immense espoir parmi les couches défavorisées de la Jamaïque.

Il s'ouvre une période de « socialisme démocratique » en Jamaïque avec Michael Manley qui ne bouleverse pas les institutions westminstériennes. En dépit de réformes sociales fondamentales, l’expérience se solde par un échec économique dû en partie à l’hostilité des institutions financières internationales.

GEOGRAPHIE

Image:LocationJamaica.svg

 L'île de la Jamaïque est constituée de montagnes à l'intérieur des terres, entourées par une plaine côtière étroite. Pour cette raison, toutes les villes principales sont situées sur la côte. Les principales villes sont Kingston, la capitale, et Montego Bay. Les chaines montagneuses jamaïcaines s'appellent les Blue Mountains ( Les Blue Mountains sont les chaînes de montagnes de l'île de la Jamaïque. Le sommet le plus haut est le Blue Mountains Peak, qui s'élève à 2 200 mètres d'altitude, ce qui en fait la montagne la plus haute des Antilles. Le café Jamaica Blue mountain, qui est cultivé sur les pentes montagneuses du même nom, est l'un des plus chers et l'un des meilleurs au monde.) Elles font partie des plus hauts sommets des Antilles.

Le climat jamaïcain est tropical, avec un temps chaud et humide, bien que les terres aient un climat plus tempéré. Les précipitations sont très inégales d’une région à l’autre (le nord-est plus exposé) et sont plus abondantes de juin à décembre. Des risques de cyclone pèsent sur l‘île à la fin de l’été et au début de l‘automne.

ECONOMIE

L'économie de la Jamaïque est fortement basée sur des exportations de bauxite et le tourisme.

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Kingston

Dimanche 11 Mai 2008 à 21:39

Publié par booobooob dans Jamaïca

Kingston

 

Kingston est la capitale de la Jamaïque, et est située dans le sud-est du pays. C'est l'une des agglomérations des Antilles qui croît le plus rapidement (environ 600 000 habitants pour seulement 500 km²).

http://www.advantage-car-rentals.com/images/jamaica_kingston.jpg

 

Cette ville a été fondée en 1693 par l'Angleterre après qu'un tremblement de terre a détruit la ville portuaire de Port Royal. La ville devient la capitale administrative de la Jamaïque en 1872 et conserve ce statut lorsque l'île devient indépendante en 1962.

Kingston, qui après 1962 devient la capitale de la Jamaïque indépendante, est à l'image de nombreuses villes appartenant à des pays anciennement colonisés : un centre-ville et un quartier nord directement hérités des colons britanniques, et où se concentrent la majeure partie des activités économiques et politiques, faisant le contraste très net et très violent avec la réalité des quartiers défavorisés. Le développement de la ville n'est plus contrôlé et les "shanty towns" (bidon-villes) augmentent en superficie et en population. Kingston n'échappe pas au phénomène de paupérisation des banlieues, et accueille chaque jour de nouveaux habitants que l'exode rural continue à mener dans la capitale depuis le milieu du XXe siècle.

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Pour ravitailler Kingston, une ligne de chemin de fer a été tracée par les Anglais jusqu'à Montego Bay, sur la côte nord. C'est un réseau insuffisant pour les 600 000 habitants de Kingston.

Kingston abrite le quartier populaire de Trenchtown, quartier d'origine des artistes jamaïcains de renommée mondiale : Bob Marley, qui a démocratisé le style musical du reggae, Peter Tosh ou encore Burning Spear. Elle a en outre donné son nom à la célèbre chanson du groupe UB40 Kingston town (reprise de Lord Creator). La ville de Kingston est très marquée, et plus particulièrement dans les quartiers sud, par l'influence rastafari dont le porte-parole fut Bob Marley. Mais ces quartiers sont aussi les plus pauvres et les plus insalubres de la ville.

 

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Montego Bay

Dimanche 11 Mai 2008 à 21:47

Publié par booobooob dans Jamaïca

Montego bay

 

Montego Bay est une ville de Jamaïque où a été signée en 1982 la Convention des Nations unies sur le Droit de la Mer.

 

http://www.advantage-car-rentals.com/images/montego_bay_jamaica.jpg

Grâce à son aéroport international, Montego Bay est devenue une ville très touristique notamment pour sa plage qui est une des plus fameuses de Jamaïque. Elle est très appréciée pour son eau bleue turquoise et son sable blanc.

http://www.caribbeanportreviews.com/MontegoBayPics/DowntownMoBay.jpg

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Nine Miles

Dimanche 11 Mai 2008 à 21:55

Publié par booobooob dans Jamaïca

Nine Miles

 

Nine Miles est une ville de Jamaïque, située dans la paroisse de Saint Ann.

 

bobs house, Nine Miles, Jamaica

 

Maison de Bob Marley, Nines Miles.

 

Smile Jamaica, ce concert aura lieu à Nine Miles, dans la commune de Sainte-Anne, où Nesta Robert Marley est venu au monde.

 

the house in nine miles, Nine Miles, Jamaica

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Port Royal

Dimanche 11 Mai 2008 à 22:06

Publié par booobooob dans Jamaïca

Port Royal

 

Port Royal était le siège du gouvernement britannique en Jamaïque et le principal port de pêche et de commerce de l'île au cours du XVIIe siècle. A cette époque, le port abritait un grand nombre de pirates qui attaquaient les navires français et espagnols sous pavillon britannique.

La ville fût détruite par un grand tremblement de terre le 7 juin 1692, au cours duquel les deux tiers de la ville passèrent sous le niveau de la mer. Après cette catastrophe, l'activité commerciale de l'île se déplaça à proximité dans la ville de Kingston, l'actuel capitale de la Jamaïque.

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En 1655, la Jamaïque devient anglaise. En 1656, conscients de l'importance stratégique de la place qui en fait le verrou d'accès à la baie de Kingston, ils y fondent Port Royal. L'île, située au centre des voies empruntées par les Espagnols pour ramener leurs richesses vers l'Espagne devient une pièce maîtresse dans la course aux richesses. De Port-Royal partent les galions chargés de couler les bateaux espagnols et de s'emparer des richesses qui se trouvent à leur bord. Attirés par toutes ces richesse, pirates et flibustiers commencent à faire parler d'eux en s'attaquant également aux vaisseaux espagnols.

http://images.forbestraveler.com/media/photos/inspirations/2007/05/Pirate-02-g.jpg

Les Anglais, bien que ne pouvant encourager officiellement telle chose, ne réagissent pas car cela contribue à affaiblir leur ennemi. Ils accordent même certaines facilités aux frères de la côte en leur permettant par exemple de mouiller dans les ports anglais pour réparer les dégâts de leurs navires et réapprovisionner.

Port-Royal devient alors la capitale mondiale de la piraterie…et la ville la plus riche du Nouveau Monde. L'or et le rhum coulent à flots dans les dizaines de tavernes, salles de jeux et bordels… C'est ainsi que cette ville de 9000 âmes acquiert sa réputation de ville la plus dépravée de la chrétienté.

http://www.urbanimage.tv/watermarked/port_royal_ja_ab.jpg

Le célèbre pirate Henry Morgan règne sur la ville et instaure un code de la piraterie. Pour cela, il est officiellement nommé gouverneur de l'île par les Anglais. Prédicateurs et puritains prophétisent que tant de débauche entraînera la damnation de la ville… Le 7 juin 1692, peu avant midi, un terrible tremblement de terre leur donne raison. Lors de la troisième secousse, une grosse partie de la ville est engloutie dans la baie… Ce cataclysme entraîne la fin de la piraterie à Port-Royal. Les Anglais reconstruisent la ville et la fortifient. Elle devint la principale place militaire britannique dans les Caraïbes. Horatio Nelson, futur triomphateur de la bataille de Trafalgar, s'y installe.

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Au milieu du XIXe siècle Britanniques et Espagnols mettent fin aux hostilités. Port-Royal vit alors de commerce jusqu'au passage du siècle qui marque le déclin de la ville… Aujourd'hui, Port-Royal est une paisible bourgade de pêcheurs. Seules quelques fortifications rappellent la splendeur de cette ville. Pour les plus aventureux, adeptes de plongée, c'est ici que se trouve un des plus importants sites archéologiques sous-marins au monde. D'après les spécialistes, le Port-Royal englouti est à mettre sur un pied d'égalité avec le site de Pompéi tant la richesse des ruines est grande.

http://www.fiwiroots.com/portroyal/sign-portroyal.jpg

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