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Articles de la rubrique "Max Roméo ( 10 extraits )"
Max Roméo
Mercredi 23 Avril 2008 à 14:21 Publié par booobooob dans Max Roméo ( 10 extraits ) Max Romeo ![]() Max Romeo, de son vrai nom Maxwell Livingston Smith, est un chanteur de reggae né le 22 novembre1947 à St d’Acre, en Jamaïque.
Elevé chez les évangélistes, il ne supporte plus les mauvais traitements infligés aux enfants, et fuit à l’âge de 14 ans. Il en gardera une profonde méfiance vis-à-vis de la religion. Poussé par ses amis à se présenter à un concours de talent, le jeune Max Smith gagne et quitte la campagne pour Kingston. Il a alors 18 ans. Son premier groupe se nomme les Emotions. On y retrouve Kenneth Knight et Lloyd Shakespeare, grand frère de Robbie. Leur premier single est I’ll Buy A Rainbow, enregistré sur le label Caltone. Plusieurs hits suivront. C’est à cette époque que Max Romeo, sur les conseils de Bunny Lee, adopte son nom de scène, ses amis le surnommant ainsi parce qu'il leur écrivait des poèmes pour qu'ils les lisent aux jeunes filles. Après une première tentative de carrière solo rapidement avortée, il fonde les Hippy Boys (avec les frères Barrett) qui deviendront plus tard les Upsetters puis les Wailers. En 1969, le premier gros hit de Max Romeo est "Wet Dream". Ce texte salace fait un carton en Jamaïque mais également en Angleterre, en dépit d’un unique passage sur les ondes, vite réprimé par les censeurs. L’explication avancée par 'Max Romeo' (l’histoire d’un plafond qui fuit et de l’eau qui tombe sur le lit) ne dupera pas les autorités. La chanson, restée interdite, se voit du même coup propulsée dans les charts jusqu’au Top Ten, et est largement reprise par le public skinhead. Sa carrière solo lancée, Max Romeo crée son label (Romax) en 1970 ainsi qu’un sound system qui ne finira pas l’année. Il travaille ensuite avec Bunny Lee sur une flopée de singles, mais aussi avec Winston Riley et Niney The Observer (Beardman Feast, The Coming Of Jah, Babylon Burning). Nous sommes en 1971 et Max Romeo a embrassé la foi rastafari. Sa conversion influe directement ses compositions, qui deviennent plus engagées, mêlant prêches bibliques et revendication politiques et sociales. A l’instar de Bob Marley et de beaucoup d’artistes rasta, Max Romeo se rapproche du PNP (People National Party) le parti de Michael Manley, unique alternative au JLP (Jamaican Labour Party) qui dirige la Jamaïque depuis son indépendance en 1962. Sa chanson Let The Power Fall On I (produite par Derrick Morgan) devient le thème de campagne du parti de Manley. Plusieurs chansons mettront en scène l’homme politique, le plus souvent sous le nom du héros biblique Joshua (No Joshua No, Press Along Joshua). No Joshua No est la première chanson anti-PNP enregistrée par un artiste que Manley croyait dans sa poche. En 1975, il co-produit avec Clive Hunt l’album "Revelation Time", dont la pochette ornée d’un marteau et d’une faucille le verra taxé de « reggae communiste». On retrouve sur cet album la plupart de morceaux repris sur l'indispensable "Open the Iron Gate", sa réédition par Blood & Fire en 1999. En 1976, Island Records signe Max Romeo et sort le terrible "War Ina Babylon" à la superbe pochette. Fruit de la collaboration de Max Romeo et de Lee Perry, qui a écrit les morceaux et co-écrit certaines paroles, "War Ina babylon" fait partie de ces « albums fondation », indispensable à toute discographie reggae. Avec une sortie internationale, "War Ina Babylon" aurait pu être le véritable point de départ de la carrière de Max Romeo. Il restera son apogée.
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